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11/02/2010

Deux mats, deux mesures ….

Un sympathisant du collectif "Agir pour le Lévézou" nous signale un bien curieux paradoxe.
Dans les éditions de Centre Presse des samedis 23 et 30 janvier 2010, un article relate le soutien des élus locaux au projet d'implantation de 6 éoliennes sur le territoire de la communauté de communes du Naucellois. Dans ce même quotidien, un autre article, se fait l'écho de l'opposition des habitants de Sainte Radegonde à l'installation d'une antenne de téléphonie mobile.
D'un coté des élus sont favorables au montage de 6 mats de 120 mètres de haut; mats imposants, bruyants, en mouvement, lumineux la nuit et de l'autre coté, les voisins rejettent 1 mat de 25 mètres de haut; statique et dissimulé "en arbre".
Pourquoi cette différence de traitement ?
Les élus et les propriétaires fonciers sont ils sensibles aux arguments pseudo-écologiques et financiers, des promoteurs de l'éolien industriel ?
Les voisins directs du parc éoliens seront-ils aussi remontés contre les éoliennes que ceux du relais de téléphonie ?
En tout cas une belle embrouille se prépare dans le Naucellois.
Nous noterons que le porteur de ce projet d'éolien industriel est le bureau d'étude RAZ Energie qui a été rejeté dans son projet d'implantation au Viala du Tarn (voir notre note du 29/10/2009).
Le 11/02/2010

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05/02/2010

Eolien : Richesse ou appauvrissement ?

Si l'on en croit les promoteurs, l’éolien serait une richesse pour le Lévézou.
A vrai dire, c’est surtout une richesse pour eux les promoteurs. Après avoir acquitté les impôts, réglé les loyers aux propriétaires, pris en compte les amortissements et payé les frais divers, il reste à l’investisseur 250 000 euros net par éolienne et par an, soit 40 fois le loyer versé au propriétaire foncier.
Ils voudraient nous faire croire qu'ils sont là pour nous, pour sauver nos finances publiques. Heureusement, les communes n'ont pas attendu après eux pour investir dans les routes, les stades, les foyers logement, les maisons de retraite, les écoles, l’assainissement des villages, etc.
Les taxes locales perçues par les collectivités devront être utilisées pour le démantèlement des parcs en fin de vie, dans une vingtaine d’années, que les particuliers ne pourront assumer. La Compagnie du vent qui a déjà démantelé 2 éoliennes, annonce un chiffre de 150 000 euros par éolienne démonté. Ce coût a été annoncé par les cadres de ce promoteur le 6 mars 2009 à Versols et Lapeyre devant 150 personnes, lors d'une réunion publique. 
 

Les riverains des parcs, eux, savent ce qu'ils perdent :

§         La tranquillité des nuits, perturbée par le bruit et les feux clignotants,

§         Des projets anéantis et un patrimoine dévalué,

§         Les relations de voisinage, les amitiés d’enfance, la vie associative totalement perturbées.  

Ce n'est pas avec l'éolien qu'on va sortir de la crise qui touche le pays et l'ensemble du tissu rural. Car une question de fond subsiste : l’éolien industriel en France est-il économiquement et écologiquement rentable quand on sait qu’un euro investi dans l’isolation est 20 fois plus efficace qu’un euro investi dans l’éolien et que l’énergie propre est celle que l’on ne dépense pas ?

De plus, l'éolien va accentuer la désertification. « Il n'est de richesse que d'hommes ». Cette citation du poète mérite réflexion.
le 05/02/2010